Le musée du château de Posterstein
Le
musée du château de Posterstein en Thuringe a été fondé en 1952 et il est
installé depuis ce temps dans ce château protégé de plus de 800 ans.
Après plusieurs années de restauration du château, le musée pouvait être
rouvert au jour international des musées en 1991 avec un nouveau concept
et une exposition nouvellement formée. Dans les salles baroques du château
sont montrées des expositions à l’histoire régionale, dans laquelle
l’exposition sur le salon de la duchesse de Courlande prend une place
considérable.
La
duchesse Anna Dorothea de Courlande (1761-1821) , une belle femme,
demandée et surtout riche dans la régnante société de la noblesse
européenne, appartenait aux salonnières connues du 19e siècle
qui agissaient à la fois d’un esprit ouvert comme médiateurs de culture et
de politique. Leur médium était la conversation. Comme duchesse avait Anna
Dorothea accès aux plus hauts cercles de la société surtout aux cours à
Berlin, St. Peters bourg et Paris : elle connaissait personnellement
Metternich, Alexandre I, Frédéric-Guillaume III, Napoléon et Talleyrand.
De cette cause, elle pouvait prendre une part spéciale à la formation de
l’histoire européenne.
Après
la cession du duché de Courlande à la Russie la duchesse s’installait 1795
dans sa résidence récemment acquise à Löbichau. Ce vieux château en
Allemagne centrale, pas loin de Posterstein, se trouve stratégiquement
favorable au mi-chemin entre Berlin et Karlsbad, entre Dresde et Erfurt et
à la proximité des anciens centres spirituels de Weimar et Jena. La
duchesse arrangeait dans ses châteaux de Löbichau et de Tannenfeld une vie
mondaine et vivante qui unissait la politique, la littérature, la
peinture, la musique et la science. Ici, on se rencontrait aux disputes
politiques, aux conférences, aux fêtes, aux représentations théâtrales,
aux lectures ou aux concerts. Le salon était un des plus connus au début
du 19e siècle. Ses impulsions partaient des relations de
première qualité de la duchesse au plus haut monde européen, du réseau
des personnes et des relations et des séjours de la duchesse dans des
salons connus à Berlin et Paris et des rencontres à Karlsbad, l’endroit
mondain. Quelquefois jusqu’à trois cent hôtes étaient au même temps au
château, le plus connu était Alexandre I de Russie qui visitait Löbichau
en 1808 pour arranger une liaison avec la famille de Talleyrand.
Comme
beaucoup de ses contemporains la duchesse écrivait des journaux qui
appartiennent aujourd’hui auprès des correspondances aux sources
inestimables pour la compréhension totale des événements historiques au
début du 19e siècle. Dans ces journaux surtout les événements
historiques entre la connaissance de Charles Maurice de Talleyrand et le
temps du congrès de Vienne se ravivent.
D’autres informations expressives sont à trouver sur le site Web du
musée : www.burg-posterstein.de
©
traduction: Monika Diedrich
Etapes de vie de la duchesse de Courlande
Ce
n’est pas seulement depuis l’entrée au sein de l’Union Européenne que les
pays de la Baltique voient grandir leur intérêt politique, économique et
social. L’Europe voit dans ces trois petits pays de la mer Baltique une
partie de sa culture et les pays gagnent en importance en faisant partie
de ce cercle, puisqu’ils n’ont jamais été isolés par leur histoire de
l’Europe. Ils ont toujours été un lien entre l’Europe de l’Ouest et du
centre d’un côté et de la Russie de l’autre. Ces changements de culture
entre l’ouest et l’est ont été entretenus essentiellement par la société
noble et à leur tête par les ducs de Courlande. C’est à eux qui ont dirigé
leur influence politique, économique et culturelle vers l’Europe et à la
fin du 18ème siècle lors des disputes autour de la Pologne, se sont
tournés tout à fait vers l’Ouest. Pierre de Courlande disposait de bonnes
relations et de moyens pour investir en Europe et a ainsi permis à sa
famille d’intégrer les cercles influents et cultivés des pays allemands,
de la France et de l’Autriche. Son épouse Anna Dorothea, qui a grandi
loin des grandes cours, s’est transformée en une Européenne pleine
d’assurance, qui pour être active au sein du monde politique dominé par
les hommes, savait utiliser judicieusement tous les moyens pour
s’émanciper, une qualité que ses filles adoptèrent très rapidement.
En
tenant compte de l’influence d’Anna Dorothea de Courlande, le Musée Burg
Posterstein a préparé une exposition, qui a pour but essentiel de montrer
les endroits où les dames de la famille ont
agi.
De même nous voulons montrer grâce à la vie de la Duchesse, comment
l’Europe du début du 19ème siècle „fonctionnait“ , quels liens existaient
et quel rôle chaque personnalité pouvait jouer.
L’exposition „où je résidais, où j’étais princesse du pays“ a été conçue
comme une documentation, les panneaux facilement transportables sont
montrés dans les différents endroits marqués par Anna Dorothea et chaque
fois complétés par des objets propres au site. Ce souhait exigeait en
lui-même un texte en plusieurs langues. Ce catalogue en est la preuve. Il
contient une documentation sur la vie de la Duchesse de Courlande et
propose en même temps le contenu en plusieurs langues : en
Letton, Polonais, Français et Anglais. Il n’y a pas de renvois vers des
notes mais vers la publication du Musée Burg Posterstein „Entre Metternich
et Talleyrand“.
Comme
l’exposition, cette publication n’a été possible que grâce au soutien
important de ceux qui nous ont mis à disposition leurs photos, les
traductions gratuites et qui nous ont apporté leurs précieux
conseils. Nos remerciements vont tout particulièrement à la fondation
Altenburger Land et à la région Altenburg qui ont parrainé l’impression de
ce catalogue.

Le 3
Février 1761, loin des centres politiques et intellectuels européens, sur
les terres du Reichsgraf von Medem à Mesothen en Courlande, une fille est
née : Anna Charlotte Dorothea. Elle reçut une éducation digne de son rang,
comme sa demi-soeur la future femme de lettre Elisa von der Recke, et elle
fut mariée dès ses 17 ans au souverain Peter Biron, Duc de Courlande. Cet
homme de 55 ans avait quelques attentes de sa jeune et belle femme : un
héritier devait naître pour assurer la continuité de la maison ducale. Les
enfants arrivèrent, au désespoir des parents seulement un fils décédé en
bas âge, les autres enfants étaient tous „de belles filles“. Le duché fut
sujet à des turbulences politiques et soumis aux concurrences des grandes
puissances: la Russie, l’Autriche et la Prusse. Le Duc, un génie de la
finance, mais pas un diplomate en politique, envoya sa jolie et jeune
femme sur les champs de bataille, ainsi Anna Dorothea entra en 1790 dans
la société des Grands de l’Europe, elle participa aux négociations à
Varsovie, à Berlin, elle se libéra de son mari, brilla dans les salons et
eut de nouvelles rencontres amoureuses. Elle avait besoin d’une résidence
personnelle. Le choix tomba sur Löbichau.
Le Duc
décède et laisse une fortune importante. Une des tâches de la mère était
de marier ses filles conformément à leur rang. Ce ne furent pas des unions
heureuses, mais le mariage de la plus jeune fille avec Edmond de
Talleyrand-Périgord, un neveu du ministre des affaires étrangères français
facilita enfin la relation avec la capitale du monde: Paris et la
rencontre avec un des politiciens les plus influents et fonceur de son
temps: Charles Maurice de Talleyrand.
Les
Amis
de Talleyrand
Le site officiel de l'association : Les amis
de Talleyrand.